Alexandra Astrid Muzotte
Connaissance de soi
Leadership & Empowerment

Cet art invisible de poser les limites


J'avais peur d'être jugée,

J'avais peur des ragots, que ma réputation soit ternie, entachée... 

J'avais peur que l'on dise de moi que j'étais dure, égoïste... 

J'avais peur que leur voix couvre la mienne, que mon "non" soit noyé dans leur "tu devrais"...

 

J'avais peur de vivre et de ressentir toutes les blessures dont on parle : le rejet, l’abandon, la trahison, l’humiliation et l’injustice.

 

Et j’ai vécu chacune d’elles. Chacune d’elle a eu sa petite place en moi. 

Céder pour être acceptée

Alors, peu à peu, j'ai cédé.

 

J'ai répondu à ce qu'on attendait de moi. 

Je voulais juste être acceptée, faire partie... 

Je voulais la paix, l’harmonie et non le conflit. 

 

Alors j'ai lâché prise, encore et encore. 

 

J'ai cédé à la pression, à la manipulation, aux attentes non dites... 

 

Parce que sur le moment, cela me semblait plus facile.

Parce que je croyais que cela m'apporterait du répit.

Le prix du silence

Ce fut finalement tout l'inverse.

 

Parce que je vivais sans vraiment m’en rendre compte dans un état constant d'alerte, de stress, de méfiance. 

 

Et chaque fois que je décidais d'être plus forte, de me choisir enfin, la peur me rattrapait. 

Alors je repliais mes ailes et choisissais encore cette "paix" factice. 

 

Jusqu'au jour où …

Une prise de conscience

J'ai compris...

 

J’ai compris que ce n’était pas la bonne stratégie. 

 

J'ai compris que me taire allait me faire plus de mal que d'affronter la tempête. 

 

J'ai compris que la véritable paix ne vient pas de l’évitement. Elle vient du respect de soi. 

 

J'ai compris que la douceur, la délicatesse et la fermeté ne s'opposent pas. 

 

Que l'amour et les limites peuvent coexister. 

Que la bienveillance ne signifie pas tout accepter.

Apprendre ou ré-apprendre à dire non

Alors, j'ai fait un choix.

J'ai appris à dire ce que je ressentais et ce qui n’était pas juste pour moi. 

J’ai appris à dire non, à dire STOP. 

 

Au début avec le ventre noué, la gorge serrée puis avec de plus en plus avec clarté. 

Avec conviction. Sans plus jamais trembler. 

 

J'ai appris que :

  • je pouvais être ouverte et aimante sans me faire malmener,
  • je pouvais être généreuse sans me sacrifier,
  • je pouvais être puissante sans être ou devenir dure.

La puissance des limites

Aujourd'hui, mes limites sont de plus en plus solides.

Elles sont ancrées. Elles deviennent non négociables. 

 

Je les porte et je les pose avec fierté, car elles sont un des socles de ma liberté. 

 

Certain (e) s diront peut-être que c'est de l'égoïsme. 

Moi, je sais que c'est juste du respect. 

 

Certain (e) s diront peut-être que c'est de la froideur. 

Moi, je sais que cela parle d'intégrité.

Un monde où l'on n'a plus à choisir

J'avance avec cette nouvelle conscience et confiance.

 

Et j'ai à coeur de contribuer à ce monde où les femmes n'ont plus à choisir entre être aimées et être respectées. 

 

Un monde où nous pouvons être fortes sans perdre notre essence, notre identité. 

Un monde où nous avons le droit de dire non, sans nous justifier.

  • Parce que nous sommes puissantes et douces,
  • Parce que nous sommes complètes et complexes,
  • Parce que nous sommes, tout simplement.

Dire non : un acte de leadership

On parle souvent de leadership, de résilience, de posture professionnelle.

Et moi aussi, j’en parle souvent.

 

Poser ses limites n’est pas un détail : 

  • C’est une fondation. 
  • C’est un acte d’amour envers soi. 

 

Un amour profond pour sa valeur, sa dignité, son alignement. 

C’est reconnaître que nous avons le droit d’exister pleinement, sans nous effacer pour convenir aux autres. 

Que nous avons notre place de fait.

Pourtant, c’est parfois un apprentissage, un peu long et souvent inconfortable.

Se reconnecter à soi

Car apprendre à dire non, c’est d’abord réapprendre à s’écouter. 

 

C'est :

  • se reconnecter à cette voix intérieure trop longtemps étouffée. 
  • reprendre contact avec ces signaux que notre corps envoie lorsque quelque chose ne nous convient pas. Une sensation de malaise, un poids dans la poitrine, une tension dans la nuque. 

Parce que notre corps sait. Il a toujours su.

Nous l’avons juste ignoré, habituées à nous suradapter, à nous faire petites la plupart du temps pour ne pas déranger.

Affronter les réactions des autres

Alors, quand nous décidons de nous écouter à nouveau, cela peut surprendre. 

D'abord, nous-mêmes.

Puis les autres. 

 

Certains comprendront. 

D’autres tenteront de nous faire revenir en arrière. 

Parce que notre changement les dérange. 

Parce qu’il leur impose un ajustement. 

Parce qu’ils ont pris l’habitude que nous disions toujours oui. 

 

Cependant ce n’est pas à nous de porter le poids de leur inconfort. 

Notre seule responsabilité est envers nous-mêmes.

Des limites pour mieux se respecter

Et poser ses limites, c’est aussi cela : 

  • Ne plus attendre l’approbation des autres pour s’autoriser à exister pleinement. 
  • Ne plus se justifier d’être qui l’on est. 
  • Ne plus ressentir le besoin de prouver que notre "non" est légitime.  

 

Nos limites ne sont pas un mur qui nous isole.    Elles sont un cadre qui nous protège.   

 

Elles sont la frontière invisible qui nous permet de dire :

 

"Ici, c’est mon espace. Ici, je suis en sécurité."

Vers une liberté assumée

Apprendre à dire non n’est pas rejeter l’autre. 

C’est se choisir. 

C’est dire oui à soi. 

Et plus nous nous respectons, plus nous inspirons les autres à en faire autant.  

Alors oui, cela demande du courage, de la persévérance, de la bienveillance.  

 

Mais je vous garantis qu’au bout du chemin, il y a la liberté.   

La liberté d’être soi, pleinement. Sans compromis, sans faux-semblants.   

 

Avec amour, avec force, avec authenticité, avec humanité.

Et si nous allions plus loin ?

Que se passerait-il si, au-delà de poser nos limites, nous apprenions à les exprimer avec sérénité et assurance ? 

 

Si nous comprenions que chaque "non" assumé est un espace ouvert pour un "oui" aligné avec qui nous sommes vraiment ? 

Si nous réalisions que nos limites ne sont pas une barrière, qu’elles sont une invitation à des relations plus saines, plus respectueuses et plus profondes ?

 

Et si poser ses limites n’était pas une fermeture, était une ouverture à soi ?

 

Alors et vous, où en êtes-vous dans vos limites ?


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